Comment le corps garde la mémoire du trauma

Illustration fine art représentant une silhouette humaine baignée de lumière dorée émanant du cœur, symbolisant la mémoire du corps et la guérison du trauma complexe.

Le corps se souvient de ce que l’esprit oublie. Découvrez comment les traumatismes s’impriment dans le système nerveux et influencent la santé physique et émotionnelle.

Le corps se souvient de ce que l’esprit oublie

De nombreuses personnes ayant vécu un trauma complexe disent : “Je ne m’en souviens pas, mais je le ressens.”
C’est que le corps garde la mémoire des blessures que la conscience n’a pas pu supporter.
Même quand l’esprit tente d’oublier, le système nerveux, lui, continue à raconter l’histoire à travers des tensions, des douleurs ou des symptômes inexpliqués.

Quand le corps devient témoin du trauma

Le trauma n’est pas seulement un souvenir mental, c’est un événement resté coincé dans le corps.
Lorsqu’un choc survient (violence, rejet, humiliation, abandon) le système nerveux passe en mode survie : combattre, fuir, se figer ou plaire.
Mais quand ces réponses ne trouvent pas d’issue, l’énergie reste stockée. Le corps demeure en “alerte permanente”, même des années plus tard.
C’est ce que Gabor Maté appelle “la tension intérieure d’une vie non vécue.”

Les signes que le corps porte le trauma

  • Douleurs chroniques sans cause médicale claire (dos, ventre, poitrine).
  • Fatigue constante, sommeil léger ou agité.
  • Maux de tête ou tension dans la mâchoire.
  • Difficultés digestives, oppression thoracique ou souffle court.
  • Hypervigilance, sursauts, anxiété diffuse.

Le trauma complexe se manifeste dans le corps comme une alerte non résolue. Il dit sans mots : “Je ne suis pas encore en sécurité.”

Le langage silencieux du système nerveux

Le corps humain possède trois grands états nerveux : sécurité, alerte et survie.
Chez une personne traumatisée, le système nerveux reste bloqué dans les modes “alerte” ou “danger”.
Cela crée une hyperactivation (anxiété, agitation) ou au contraire une hypoactivation (fatigue, dépression, engourdissement).
Ces états ne sont pas des faiblesses psychologiques, mais des modes de protection automatiques.

Pourquoi on ne peut pas “penser” son trauma

Beaucoup essaient de guérir en comprenant, en analysant, en priant davantage.
Mais le trauma n’est pas logé dans la partie rationnelle du cerveau : il vit dans le corps, dans le système limbique et dans les réflexes autonomes.
C’est pourquoi on ne pense pas son trauma, on le ressent.
Guérir, c’est apprendre à permettre au corps d’exprimer ce qu’il avait dû retenir.

Comment le corps se libère

La libération ne vient pas de la volonté, mais de la sécurité relationnelle et du relâchement corporel.
Le corps a besoin d’expérimenter que le danger est passé.
Des approches comme la respiration consciente, l’IFS (Internal Family Systems), le travail somatique ou l’approche prière Immanuel que je propose à ceux qui le désirent, permettent au système nerveux de retrouver l’équilibre.
Tim Fletcher le résume ainsi : “Ce que le cerveau ne peut pas comprendre, le corps peut guérir.”

Foi, présence et guérison du corps

La guérison du trauma n’est pas opposée à la foi. Elle l’incarne.
Apprendre à écouter son corps, c’est parfois la première forme de prière : une écoute sincère de ce que Dieu veut apaiser en nous.

Pour approfondir la relation entre émotions et trauma, découvrez Pourquoi je me sens coupé de mes émotions.
Inspiré des travaux du Dr Gabor Maté et de Le corps n’oublie rien de Bessel van der Kolk.

Une pensée spirituelle pour ceux qui le souhaitent

Dans la Bible, le corps n’est jamais séparé de la vie spirituelle. Il n’est ni un obstacle à la foi, ni un simple contenant de l’âme, mais un lieu où l’histoire humaine se vit et se révèle. Dieu ne s’adresse pas uniquement à l’intellect, mais rejoint l’être humain là où la peur, la tension et la douleur se sont inscrites. Lorsque le corps garde la mémoire du trauma, il ne trahit pas la foi : il témoigne de ce qui a été porté trop longtemps en silence. La guérison spirituelle ne consiste pas à faire taire le corps, mais à lui offrir enfin un espace où la sécurité, la présence et la compassion peuvent descendre jusque dans la chair.

Foire aux questions (FAQ)

Pourquoi mon corps réagit même si je ne pense plus à mon passé ?

Parce que le trauma est une mémoire implicite, pas un souvenir logique. Votre système nerveux réagit à des signaux de sécurité ou de danger, même sans que vous en soyez conscient.

Est-ce que les symptômes physiques peuvent disparaître ?

Oui. Quand le système nerveux apprend à se réguler, beaucoup de douleurs ou de tensions diminuent naturellement. Le corps retrouve un équilibre qu’il avait perdu.

Est-ce qu’il faut revivre le trauma pour guérir ?

Non. Il ne s’agit pas de revivre la douleur, mais de permettre au corps de sentir qu’il est maintenant en sécurité. La thérapie aide à accueillir ce ressenti sans se submerger.

Le corps comme lieu de réconciliation

Votre corps n’est pas votre ennemi : il est le gardien fidèle de votre histoire.
Ce qu’il exprime aujourd’hui, c’est ce qu’il n’a pas pu exprimer hier.
Guérir, c’est écouter ce langage avec compassion.
Je propose des séances individuelles (en ligne, confidentielles) pour aider à restaurer la sécurité intérieure et réconcilier le corps et l’âme après un trauma.
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