Pourquoi je me sabote toujours ?

llustration fine art représentant une silhouette humaine à un carrefour lumineux, symbolisant le choix entre peur et confiance dans le processus de guérison du trauma complexe.

Vous avez l’impression de tout gâcher au moment où les choses vont bien ? Découvrez comment l’auto-sabotage est souvent lié au trauma complexe et comment en sortir.

Le paradoxe de l’auto-sabotage

Beaucoup de personnes qui ont vécu un trauma complexe se demandent : “Pourquoi je me sabote toujours ?”
Tout semble bien se passer… puis quelque chose en soi fait dérailler la situation. On remet un projet à plus tard, on évite une opportunité, on provoque un conflit ou on se replie.
Ce n’est pas de la paresse, ni de la mauvaise volonté. L’auto-sabotage est une protection inconsciente contre la peur du danger, du rejet ou de l’échec.

Quand la réussite réveille la peur

Pour une personne blessée dans l’enfance, la sécurité n’a jamais été liée à la réussite, mais à la discrétion.
Être trop visible, se démarquer, prendre sa place… tout cela pouvait attirer la critique, la jalousie ou le rejet.
Alors, même adulte, le corps se souvient : “si je réussis, je perds l’amour.”
Chaque avancée réactive cette mémoire ancienne, et le système nerveux répond en bloquant par : fatigue, procrastination, conflits ou confusion.

L’auto-sabotage : une forme de loyauté invisible

Derrière le sabotage, il y a souvent un sentiment de loyauté familiale.
Un enfant blessé peut s’interdire d’aller mieux que ses parents, de gagner plus, d’être plus heureux.
C’est une manière inconsciente de rester “fidèle” au système d’origine : “si je réussis, je trahis.”
Mais rester petit ne sauve personne. Cela ne fait que prolonger la douleur transmise.

Le lien entre trauma complexe et auto-sabotage

Le trauma complexe crée une méfiance envers le bonheur.
Chaque fois qu’une situation devient saine, stable ou joyeuse, le corps entre en alerte : “ce n’est pas normal.”
Le système nerveux, habitué au chaos, cherche à retrouver le connu, même si ce connu fait mal.
Ainsi, l’auto-sabotage n’est pas un échec, mais un signal physiologique : le corps ne croit pas encore à la sécurité.

Les formes subtiles du sabotage

  • Procrastination : retarder ce qui compte le plus.
  • Surcontrôle : tout planifier pour ne pas ressentir.
  • Auto-critique : “de toute façon, je vais échouer.”
  • Relations compliquées : choisir inconsciemment des partenaires qui confirment l’ancienne blessure.
  • Fatigue soudaine dès qu’un changement positif approche.

Ces comportements protègent du danger perçu… mais finissent par étouffer la croissance.

Comment sortir de l’auto-sabotage

Sortir du sabotage, ce n’est pas “se discipliner”, mais réapprendre la sécurité intérieure.
Cela passe par trois étapes :

  1. Observer sans juger. Reconnaître les schémas qui reviennent, sans se blâmer.
  2. Rassurer le corps. Par la respiration, la lenteur, la bienveillance, on apprend à montrer au système nerveux que le danger est passé.
  3. Créer de nouvelles expériences. Chaque fois qu’on agit différemment, qu’on ose avancer malgré la peur, le cerveau réécrit le scénario.

Tim Fletcher l’explique ainsi : “Notre inconscient n’a pas peur de l’échec, il a peur de ce qu’il ne connaît pas.”

Une pensée spirituelle pour ceux qui le souhaitent

Sur le plan spirituel, l’auto-sabotage prend souvent la forme d’une honte spirituelle : “je ne suis pas digne d’être béni.”
Pourtant, la grâce n’exige pas la perfection. Elle invite à recevoir ce qu’on croyait ne pas mériter.
Guérir du trauma, c’est accepter d’être pleinement vivant, visible et aimé, non pas parce qu’on le mérite, mais parce qu’on est enfant de Dieu.

Pour comprendre comment le corps réagit au trauma, découvrez Comment le corps garde la mémoire du trauma.
Inspiré des approches de Gabor Maté et Tim Fletcher sur la sécurité intérieure.

Foire aux questions (FAQ)

Pourquoi je gâche tout quand les choses vont bien ?

Parce que votre système nerveux associe la sécurité au connu, pas au bonheur. Dès que la paix arrive, le corps panique et veut revenir à ce qu’il maîtrise : le chaos.

Est-ce que je peux arrêter de me saboter ?

Oui, mais pas en forçant. Le changement vient quand vous créez des expériences de réussite associées à la sécurité, à la lenteur et à la compassion.

Comment savoir si mon sabotage vient d’un trauma ?

Si le schéma se répète malgré vos efforts ou votre foi, c’est souvent le signe d’un conditionnement profond lié au trauma complexe.

Reprendre confiance dans la réussite

Guérir du sabotage, c’est réconcilier réussite et sécurité.
C’est apprendre que grandir ne veut pas dire trahir, et que s’épanouir ne met plus personne en danger.
Je propose des séances individuelles (en ligne, confidentielles) pour aider à identifier les schémas d’auto-sabotage et restaurer la sécurité intérieure nécessaire à la croissance.
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