Difficulté à faire confiance, peur d’être trahi, hypervigilance ? Découvrez comment le trauma complexe altère la capacité à faire confiance et comment la restaurer en sécurité.
La confiance : une blessure invisible du trauma complexe
Beaucoup de personnes ayant vécu un trauma complexe disent : “Je n’arrive pas à faire confiance.”
Elles se sentent sur leurs gardes, même avec des personnes bienveillantes.
Elles doutent, analysent, se méfient, testent les autres ou au contraire, font confiance trop vite, puis se sentent trahies.
Ces réactions ne sont pas un défaut de caractère : ce sont les marques d’un système nerveux qui a appris que la sécurité était dangereuse.
Pourquoi la confiance devient difficile
Dans l’enfance, la confiance se construit lorsque les adultes sont cohérents, stables et présents émotionnellement.
Mais quand l’enfant grandit dans l’imprévisibilité (un parent qui change d’humeur, qui ment, qui promet sans tenir sa promesse) il apprend une autre leçon :
“Je ne peux compter que sur moi.”
Cette croyance devient un mode de survie. Elle protège, mais isole.
Hypervigilance : quand le corps reste en alerte
Le manque de confiance ne vient pas seulement de la peur du rejet, mais d’un corps en alerte constante.
Le système nerveux du traumatisé reste attentif aux moindres signes de danger : un ton de voix, un silence, un changement d’attitude.
C’est pourquoi une simple phrase comme “je dois te parler après” peut déclencher panique ou malaise.
Le cerveau, programmé pour anticiper le pire, réactive les anciennes menaces avant même que la réalité ne le justifie.
Les différentes formes de méfiance
- Hypervigilance : toujours prêt à repérer la trahison avant qu’elle n’arrive.
- Contrôle : besoin de tout maîtriser pour ne pas être surpris.
- Isolement : éviter les liens profonds pour ne pas risquer la blessure.
- Confiance excessive : donner trop vite sa confiance à des personnes non sûres, pour tenter de revivre une réparation.
Ces stratégies ont toutes une racine commune : le besoin de sécurité.
Faire confiance n’est pas un acte mental, c’est une expérience corporelle
La confiance ne se décide pas, elle se ressent.
On ne peut pas “se forcer” à faire confiance si le corps reste en alerte.
Comme le dit Gabor Maté : “Le corps dit non quand l’esprit veut dire oui.”
Guérir, c’est permettre au corps de découvrir que la sécurité relationnelle existe.
Chaque fois qu’une relation reste douce, stable et prévisible, le système nerveux se détend et la confiance devient possible.
Le trauma complexe et la peur d’être aimé
Pour certaines personnes, être aimé peut paraître plus menaçant qu’être rejeté.
L’amour réveille une peur ancienne : celle d’être dépendant, puis abandonné.
Alors, le réflexe de survie est de fuir l’intimité, de se refermer, ou de créer des barrières émotionnelles.
Ces comportements ne signifient pas qu’on ne veut pas aimer, mais qu’on a appris à survivre sans sécurité relationnelle.
Comment restaurer la confiance
- Reconnaître que la méfiance protège. Elle n’est pas un échec, c’est une stratégie de survie.
- S’entourer de constance. Rechercher des relations stables, lentes, prévisibles.
- Apaiser le corps. La confiance ne revient que lorsque le système nerveux comprend qu’il n’y a plus de danger.
- Apprendre la sécurité mutuelle. La vraie confiance n’est pas aveugle, elle est consciente et réciproque.
Tim Fletcher enseigne : “La confiance ne se donne pas, elle se construit à travers la cohérence.”
Une pensée spirituelle pour ceux qui le souhaitent
Sur le plan spirituel, la méfiance peut se projeter sur Dieu.
Quand les figures d’attachement ont été instables, l’image de Dieu l’est souvent aussi.
Guérir, c’est découvrir un Dieu constant, patient, qui ne trahit pas.
La foi devient alors un espace de sécurité intérieure, pas de peur.
Pour comprendre comment le corps enregistre le danger, lisez Comment le corps garde la mémoire du trauma.
Inspiré des travaux de Gabor Maté, Tim Fletcher et Richard Schwartz.
Foire aux questions (FAQ)
Pourquoi je me méfie même des gens gentils ?
Parce que votre système nerveux ne reconnaît pas encore la sécurité. Ce n’est pas un manque de foi ou de volonté, mais une mémoire du danger.
Est-ce que la confiance peut revenir ?
Oui. Le système nerveux est plastique. Chaque expérience de relation sécurisante reconstruit un peu la capacité à faire confiance.
Dois-je apprendre à faire confiance à tout le monde ?
Non. La guérison ne consiste pas à supprimer la prudence, mais à distinguer les vraies menaces des souvenirs anciens.
Retrouver la confiance, c’est retrouver la vie
Faire confiance à nouveau, c’est oser être en lien sans perdre sa liberté.
C’est sentir que la sécurité est possible, même dans la vulnérabilité.
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