Pourquoi je me sens toujours fatigué(e) ?

Illustration fine art représentant une silhouette reposée baignée d’une lumière dorée, symbolisant la fatigue et la guérison du trauma complexe.

Fatigue chronique, manque d’énergie ou sensation d’épuisement permanent ? Découvrez comment le trauma complexe épuise le système nerveux et comment retrouver la vitalité intérieure.

Quand la fatigue devient un mode de vie

Beaucoup de personnes ayant vécu un trauma complexe se demandent : “Pourquoi je suis toujours fatigué(e) ?”
Cette fatigue ne vient pas seulement du manque de sommeil ou du stress actuel… elle vient souvent d’un corps en hypervigilance depuis des années.
Quand on a grandi dans un environnement instable, le corps apprend à rester en alerte permanente. Et vivre sur le qui-vive, c’est comme conduire avec le pied sur l’accélérateur… sans jamais s’arrêter.

Le lien entre trauma complexe et fatigue

Le trauma complexe ne se manifeste pas seulement par des émotions, mais par un épuisement physiologique.
Le système nerveux, sursollicité pendant des années, finit par s’épuiser.
Chaque bruit, chaque regard, chaque imprévu est perçu comme une menace potentielle.
Ce niveau d’alerte constant épuise les réserves hormonales, affecte la digestion, le sommeil et la capacité de récupération.
Le corps n’est pas “faible”, il est fatigué d’avoir dû survivre.

Cette fatigue chronique est souvent liée à un système nerveux resté en mode survie, caractéristique du trauma complexe.
👉 lien → /definition-traumatisme-complexe/

Hypervigilance : un système qui ne se repose jamais

L’hypervigilance, c’est ce besoin inconscient de tout anticiper pour éviter la douleur.
Même au repos, le cerveau scanne en permanence : “Suis-je en sécurité ?”, “Quelque chose va-t-il mal tourner ?”
Cette vigilance permanente empêche le système nerveux d’entrer en mode repos et réparation.
Résultat : on dort, mais on ne récupère pas. On se repose, mais on reste tendu.

Les signes d’un corps épuisé par le trauma

  • Fatigue au réveil, même après une nuit complète.
  • Difficulté à se détendre, sensation de “ne jamais décrocher”.
  • Maux de tête, tensions dans le cou, troubles digestifs.
  • Difficulté à se concentrer ou à prendre des décisions.
  • Sentiment d’être vidé après les interactions sociales.
  • Alternance entre épuisement total et phases d’agitation.

Ce n’est pas de la paresse : c’est un épuisement du système nerveux autonome.

Pourquoi le repos ne suffit pas

Quand on a vécu en mode survie, le repos peut être perçu comme dangereux.
S’arrêter, c’est se rendre vulnérable.
Le corps, habitué à fonctionner dans le stress, a besoin d’apprendre que le calme n’est pas une menace.
C’est pour cela que beaucoup de personnes traumatisées se sentent encore fatiguées, même en vacances ou après une retraite spirituelle.
Le corps ne sait plus “éteindre” l’alerte.

Retrouver la vitalité : une question de sécurité

La vraie récupération ne commence que lorsque le système nerveux se sent en sécurité.
Cela ne se fait pas en “forçant” le repos, mais en enseignant au corps qu’il peut relâcher.
Respirer plus lentement, marcher sans but, s’autoriser à ne rien faire, être dans la nature, ou simplement se laisser sentir soutenu.
Chaque expérience de sécurité reprogramme doucement le corps vers la détente.

Tim Fletcher enseigne : “Ce n’est pas le travail qui épuise, c’est la vigilance constante.”
Et Gabor Maté ajoute : “Le corps ne guérit pas dans la tension, mais dans la sécurité.

Pour comprendre comment le corps garde la mémoire du danger, lisez Comment le corps garde la mémoire du trauma.
Inspiré des approches de Gabor Maté et Tim Fletcher sur la régulation du système nerveux.

Foire aux questions (FAQ)

Est-ce que le trauma peut vraiment causer de la fatigue ?

Oui. Le trauma complexe maintient le corps dans un état d’alerte prolongé. Même sans danger réel, le système nerveux dépense de l’énergie comme s’il devait survivre en permanence.

Que faire pour retrouver mon énergie ?

Commencez par ralentir, respirer, et chercher des moments de sécurité douce. Le corps se recharge lorsqu’il n’a plus besoin de se défendre.

Une pensée spirituelle pour ceux qui le souhaitent

Dans la Bible, le repos n’est jamais présenté comme une faiblesse spirituelle, mais comme une nécessité vitale. Dieu ne demande pas à l’être humain traumatisé de tenir plus longtemps, mais de s’arrêter, de respirer et de se laisser rejoindre. L’épuisement n’est pas un manque de foi ; il est souvent le signe d’un corps qui a porté trop longtemps ce qu’il n’aurait jamais dû porter seul. La présence de Dieu n’ajoute pas une exigence de plus, elle offre un lieu où l’on peut enfin relâcher la vigilance, déposer le poids et apprendre que la sécurité ne dépend pas de l’effort constant, mais d’une présence fidèle qui ne s’épuise pas.

Reposer son corps, c’est restaurer sa paix intérieure

La fatigue chronique est souvent le langage d’un corps qui dit : “Laisse-moi enfin respirer.”
Se reposer, ce n’est pas abandonner. C’est dire oui à la vie, à la douceur et à la sécurité retrouvée.
Je propose des séances individuelles (en ligne, confidentielles) pour vous aider à restaurer votre énergie et à apaiser votre système nerveux après un trauma.
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